Malgré le report partiel des règles « haut risque », les obligations de transparence s'imposent au 2 août 2026. L'article invite les entreprises à passer de la veille réglementaire à un inventaire opérationnel de leurs usages d'IA (registre des outils, données traitées, responsables métier).

📰 Source : AI Act : le compte à rebours est lancé pour les entreprises avant le 2 août 2026 — ActuIA, 07/07/2026 (mise à jour)


L'œil de l'expert

Le message clé de cet article rejoint ce que nous répétons à nos clients : le report partiel des règles « haut risque » de l'AI Act n'est pas un sursis général. Les obligations de transparence, elles, s'appliquent bien au 2 août 2026 — et la meilleure façon de s'y préparer n'est pas juridique mais opérationnelle. Concrètement, cela commence par une question que peu de dirigeants de PME savent trancher aujourd'hui : quels outils d'IA sont réellement utilisés dans votre entreprise ? Entre l'assistant intégré à votre CRM, le générateur d'images du service communication et les usages individuels de vos collaborateurs, l'inventaire réserve souvent des surprises. C'est pourquoi nous recommandons de bâtir un registre simple : chaque outil, son usage, les données qu'il traite, le service concerné et un responsable identifié. Une demi-journée de travail suffit généralement pour une PME, et ce document devient votre boussole — il révèle les usages à encadrer, les mentions de transparence à ajouter, parfois les outils redondants à rationaliser. Notre conviction : cette cartographie n'est pas qu'un exercice de conformité. C'est la première étape d'une vraie stratégie IA, celle qui vous permet de piloter vos usages plutôt que de les subir. Le compte à rebours réglementaire est finalement une excellente occasion de la lancer.