Une enquête Proton auprès de 1 500 dirigeants européens mesure l'écart entre l'inquiétude géopolitique et la préparation réelle : plus de la moitié des entreprises ne survivraient pas une journée à une coupure de leurs outils numériques américains.

📰 Source : Kill switch américain : 54 % des entreprises européennes ne tiendraient pas une journée — Blog du Modérateur, 11/08/2026


L'œil de l'expert

Le chiffre de cette enquête Proton mérite qu'on s'y arrête : 54 % des entreprises européennes ne tiendraient pas une seule journée si leurs outils numériques américains venaient à être coupés. Au-delà du scénario extrême du « kill switch », c'est la question de la dépendance qui est posée. Messagerie, stockage, CRM, automatisation, hébergement : dans la plupart des PME que notre équipe accompagne, l'essentiel de la chaîne de valeur numérique repose sur des acteurs américains, sans plan B documenté. L'inquiétude géopolitique est là — l'enquête le montre — mais la préparation ne suit pas. Notre recommandation n'est pas de tout migrer du jour au lendemain : ce serait coûteux et souvent injustifié. Elle tient en trois étapes : cartographier vos dépendances critiques, identifier celles dont une interruption stopperait réellement votre activité, puis évaluer pour ces briques-là des alternatives européennes crédibles — hébergement souverain, outils d'automatisation auto-hébergés, solutions open source. La souveraineté numérique n'est pas un sujet idéologique, c'est un sujet de continuité d'activité. Et comme pour toute assurance, mieux vaut y réfléchir avant l'incident qu'après.